Les femmes et le freelancing

De plus en plus de femmes se lancent dans l’aventure du freelancing. En plus de la flexibilité, la rémunération, l’accès à l’emploi et la reconnaissance professionnelle figurent parmi leurs motivations principales.
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Une rémunération plus attractive

      La crise du Covid 19 a impacté la situation professionnelle de nombreuses personnes en France, et les femmes ne sont pas en reste. Après le premier confinement, 43% d’entre elles ont souhaité changer de rythme de travail, selon une étude menée en janvier 2021 par OpinionWay pour le cabinet Empreinte Humaine. Tandis que certaines se sont tournées vers un emploi en temps partiel, d’autres ont décidé de se lancer dans l’aventure de l’auto-entreprenariat. Il existe à cela plusieurs raisons, l’une des plus évidentes étant la recherche d’une plus grande flexibilité organisationnelle, et d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. 

      À ces motivations fréquentes chez les travailleurs freelance s’ajoutent des considérations liées au statut des femmes dans le monde de l’entreprise. Tout d’abord, des écarts de rémunération souvent inexpliqués subsistent, à poste égal, et ce malgré une lente évolution depuis les années 70. 51% des auto-entrepreneuses déclarent rechercher une augmentation de leurs revenus, et le freelancing s’avère plus avancé en terme de parité de revenus. Contrairement aux salariées, les prestataires choisissent elles mêmes leur Tarif Journalier Moyen. 

     Plus susceptibles de souffrir du syndrome de l’imposteur que les hommes, les femmes freelance ont certes tendance à proposer des tarifs plus bas. Cependant, le prix des prestations demeurent tout d’abord définis par l’état du marché, et par le niveau d’expérience des prestataires. Les rémunérations des auto-entrepreneuses sont donc potentiellement plus élevées que celles des salariées, qui restent soumises au plafond de verre. 

Reconnaissance professionnelle et recherche de challenges

      En France, les femmes sont plus nombreuses à décrocher des postes à temps partiel, et sont parfois amenées à cumuler plusieurs emplois. Face à cette forme de précarité particulièrement féminine, et à une époque où le CDI est remis en question, le freelancing s’impose pour beaucoup comme une réponse évidente. S’il ne s’agit pas d’une solution miracle, cette tendance représente néanmoins une solution durable pour l’emploi des femmes. 

      Par ailleurs, les femmes demeurent sous-représentées dans les emplois avec davantage de responsabilités, et disparaissent à mesure que l’on monte les échelons des entreprises. Certaines recherchent donc à s’affranchir de la culture des entreprises traditionnelles où elles se sentent à l’étroit, et se tournent vers une activité professionnelle indépendante où le résultat et le respect des délais importent davantage que leur situation personnelle et familiale. Ainsi, les femmes freelance revendiquent ouvertement leurs compétences, leur goût du challenge, et leur soif d’épanouissement professionnel. Il s’agit aussi d’une question de réalisation personnelle, car 69% des femmes estiment aujourd’hui que lancer leur propre entreprise est plus valorisant que le statut de salariée.

      En termes de profil, les créatrices d’entreprises sont en moyenne plus diplômées que leurs homologues masculins. La parité n’est quant à elle pas encore une réalité dans tous les domaines d’activité. Selon Malt, les femmes demeurent sous-représentées dans les domaines de la tech et de la data, et sur-représentées dans les domaines des services à la personne, du conseil, du commerce, de la santé et du social.

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